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C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.

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Bokurano

C’est l’histoire d’un long, très long combat.

 

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Afin de passer plus de temps ensemble, quinze enfants se retrouvent au bord de la plage pendant une classe verte. Avant de rentrer, ils décident de visiter une caverne locale. À leur grande surprise, ils découvrent à l'intérieur de celle-ci plusieurs ordinateurs allumés. À peine ont-ils le temps de jeter un coup d'œil qu'un homme entre dans la caverne. Il leur explique qu'il se sert de cet endroit pour préparer son jeu dont l'histoire consiste à éliminer 15 envahisseurs à l'aide d'un robot géant. Afin de prouver ses dires, il les invite à tester la bêta de ce dernier. Tous acceptent avec plus ou moins d'entrain à l'exception de Kana, la plus jeune du groupe. Ils se retrouvent alors dans l'obligation de commander un robot géant afin de protéger l'humanité se rendant compte très vite que ceci n'est pas un jeu et que la moindre erreur pourra leur coûter la vie ainsi que celle de milliers de personnes. – source : Animeka –


Année de production : 2007

Studio : Gonzo

Auteurs : Kitoh Mohiro ; Mitsunaga Yasunori

Durée : 24 épisodes de 24 minutes

 

Bokurano débute son scénario par une situation classique, quasi-caricaturale. Le développement qu’en fait l’auteur est toutefois d’une profondeur et d’une émotion dont on ne fait que rarement l’expérience devant un anime. Il est difficile de parler des raisons de cette intensité émotionnelle sans spoiler les premières révélations de la série, je resterai donc relativement flou sur cela. La série nous fait vivre une interprétation de la fatalité et du destin unique à travers un sentiment d’enfermement exceptionnel. On ne cesse de plonger dans un désespoir de plus en plus profond alors qu’on croyait déjà avoir atteint le fond. Chaque épisode en compagnie des enfants se révèle éprouvant. Ne croyez toutefois pas que Bokurano n’a que pour seul but de créer une dépression chez les spectateurs, il offre bien plus, notamment grâce à ses personnages. Ces derniers sont nombreux mais la série arrive à les traiter à part égal. La grande qualité de la série se trouve dans le fait de proposer une vivisection complète de la société à travers les histoires de ces enfants. On trouve alors une telle quantité de situations que la série en devient une vision universelle et parlante à tous, chacun trouvant une situation proche de la sienne. La mise en scène sert à perfection  ces moments d’humanité grâce à une certaine brutalité des coupes mais également une grande pudeur dans les moments importants. Les émotions, qui deviennent le cœur de la série, sont poignantes. Le scénario tournant autour des combats nous livre de nombreux secrets et explications tout au long de la série et alimente un sentiment d’impuissance rarement ressenti. Ce mélange est d’une grande cohérence et, malgré ses nombreux moments de tristesse, arrive à faire garder au spectateur une pointe d’espoir jusqu’à la dernière minute.

 

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La réalisation n’est pas le point fort de la série. Les décors sont communs comme les animations. Le chara-design réalise toutefois la performance de créer une vingtaine de personnages facilement reconnaissables tout en utilisant des modèles réalistes. Les combats 3D des robots sont eux lents et peuvent être caractérisés comme minables par rapport à la moyenne des séries de méchas, mais cela est parfaitement justifié par le scénario et n’est donc pas du tout un défaut imputable à la série. On appréciera un mécha-design très hétéroclite et l’ambiance au sein du cockpit, dont on n’arrive jamais véritablement à s’habituer.

 

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L’ambiance sonore est d’abord servie par des génériques qui, si leur réalisation n’a rien d‘exceptionnel, produisent un magnifique écho avec l’ensemble de la série. Au niveau des doubleurs, les personnages n’ont à l’échelle de la série que peu de temps de parole à cause de leur nombre. Toutefois, leur prestation marche parfaitement pour faire ressentir le cœur de la série : l’émotion et l’humanité.

 

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star

 

Finalement, Bokurano n’est pas une série à prendre à la légère. Sous des faux aspects de classique, la série se détache rapidement de ce constat pour s’élever au-dessus du rang de divertissement. La question n’est pas d’apprécier ou non Bokurano, il faut la vivre comme une expérience humaine qui fait relativiser notre existence et la valeur de la vie. Une histoire pleine d’humanité qui fait souffrir mais aussi réfléchir.

 

 

 

 

team tahise

Merci à la Team AniMe.TaHiSe d'avoir proposé cette série.

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