C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.
C’est l’histoire d’un loup blessé, d’un petit chaperon rouge machiavélique et d’un chasseur peureux.
Au sein du lycée d'Otogi se trouve un club particulier, une association d'entraide des étudiants. Moyennant une dette des élèves demandeurs, la « Banque Otogi » s'occupe de régler les divers problèmes et conflits de ses « clients ». Parmi les membres de ce club figure Ryôko Ookami, jeune fille peu sociable et férue de boxe, qui s'occupe des missions musclées. Un soir, elle croise dans la rue un jeune homme étrange qui lui déclare sa flamme. Après l'avoir rejeté, elle en parle à son amie Ringo Akai, également membre du club. Cette dernière mène son enquête et découvre l'identité du jeune homme, Ryôshi Morino, un garçon discret de leur classe et atteint d'une tare assez gênante : la blemmophobie. Cette peur d'être regardé, il l'a contracté durant sa jeunesse, passée majoritairement en montagne auprès de son grand-père. Intriguée par celui qui a osé se déclarer à la « louve » du lycée, Ringo décide de l'inviter dans le club. Cependant, Ryôko le voit comme un boulet et ne semble pas près de l'accepter. – source : Animeka –
Année de production : 2010
Studio : J.C Staff
Auteur : Okita Masahi
Durée : 12 épisodes de 25 minutes
Ookami-san[…] est une série reprenant comme base un trio éprouvé : le cadre est un club un peu spécial, le fil rouge est un amour soi-disant impossible, les histoires annexes s’intéressent aux passés des personnages secondaires. Toutefois, l’anime comporte de nombreuses originalités et de petites trouvailles qui en ont fait un de mes coups de cœur. Tout d’abord, toute la série joue sur la présence d’une narratrice omnisciente aux commentaires ravageurs. Cette voix permet de faire un contrepoids de taille face aux situations caricaturales de la série. En effet, le postulat de base et les personnages sont caricaturaux. Ookami est une tsundere, Ryôshi un boulet courageux, Ringo une petite poupée manipulatrice, etc. Ce qui fait la force de la série est qu’il y a un grand « Mais ». D’abord, la narration joue de cela et fait une autocritique de la série, enlevant immédiatement le potentiel ridicule de la situation. De plus, les personnages se révèlent bien vite plus développés que la caricature qu’ils aiment présenter. Chacun d’eux se dote au fil des épisodes de petites caractéristiques, de running gags, de moments bien à eux, et évidemment d’un passé plus ou moins heureux. Ryôji est un personnage principal intéressant et original grâce à sa phobie. De manière générale, les personnalités, les faiblesses et les habilités un peu exceptionnelles des personnages ont une justification. Grâce à cela, la sensation de déjà-vu s’envole vite au profit de situations fraiches et plaisantes, nous laissant toujours le sourire aux lèvres. Il faut également parler des références plus ou moins cachées aux contes occidentaux. Le premier venant à l’esprit est évidemment le Petit Chaperon Rouge, mais on croise Le Chat Botté, Les Trois Petits Cochons, etc. Ne se révélant pas capitales, ces références rajoutent à l’originalité de la série. Enfin, le scénario en lui-même de la série arrive à nous intéresser mais reste en arrière-plan face aux personnages. Il se révèle tout de même moins bon enfant qu’on peut le penser au départ. La relation entre Ookami et Ryôji évolue rapidement, permettant de rompre le rythme ou la potentielle monotonie. Les seuls regrets seraient de ne pas avoir développé suffisamment certains personnages comme Majo, Alice/Président ou encore de ne pas voir plus de missions « banales ». Vu le peu d’épisodes, on peut toutefois apprécier la quantité d’histoires présentées, surtout que la série vient à la base d’un light novel.
La réalisation est soignée dans son ensemble. Le chara-design est très plaisants, les personnages se fixent vites et leur apparence révèle bien leur personnalité. Le fait de ne pas imposer un uniforme aux personnages du club permet d’insister sur cela et de profiter de designs agréables. Les couleurs sont vives et plaisantes, les animations rendent parfaitement vie à cet univers.
L’ambiance sonore est un point fort de la série. Les génériques sont plaisants et rythmés, avec une construction pas trop classique. Mais le principal point fort est incontestablement la qualité du doublage. Tout d’abord, la narratrice est jouée par Arai Satomi, avec son timbre de voix inimitable elle retransmet parfaitement le détachement et le cynisme occasionnel propre au rôle. Les autres doubleurs n’ont pas l’occasion de briller autant, mais sont majoritairement expérimentés (Gurren Lagann, Hanasaku Iroha, D.Gray-Man, Amagami SS…) et collent bien aux personnages.
Finalement, Ookami-san […] est un de mes coups de cœur. Il représente pour moi ce qu’une série comique de ce genre doit être. Il assume parfaitement ses côtés caricaturaux et insère en plus des originalités plaisantes. Cette alchimie marche grâce à des personnages pas si déjà-vus et à un fil rouge intéressant. Le sourire reste sur les lèvres, on s’attache aux personnages et à leurs peines. A voir et à revoir.
Merci à la team Kibo d'avoir proposé cette série.