C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.
C’est l’histoire d’un tigre et d’un dragon.
En raison de son regard menaçant hérité de son père, Ryûji Takasu est un adolescent craint par les autres élèves de son lycée, car considéré comme un délinquant. Cette image étant à l’opposé de ce qu’il est réellement, ce dernier aimerait s’en séparer définitivement afin de ne plus souffrir des conséquences qui en découlent. Ryûji ne perd pas espoir d’y arriver grâce notamment à son ami Yûsaku Kitamura qui, en plus d’avoir vu clair dans cette mésentente, lui a permis de rencontrer Minori Kushieda, dont il est tombé amoureux. Alors qu’il pense à elle, il bouscule par mégarde Taiga Aisaka, une élève de sa classe et amie de Minori, dont le mauvais caractère n’a d’égal que sa force. À la suite d’un concours de circonstances, Ryûji apprendra que Taiga est sa nouvelle voisine et que cette dernière est amoureuse de Yûsaku. Se développe alors entre les deux une relation ambiguë dans le but de se rapprocher des personnes aimées. – source : Animeka –
Années de production : 2008 – 2009
Studios : J.C Staff ; Genco
Auteur : Takemiya Yuyuko
Durée : 25 épisodes de 25 minutes
Toradora est un de ces animes ayant besoin de temps pour être apprécié. Le début sent clairement le déjà-vu avec des relations amoureuses cachées, des situations embarrassantes et un duo tsundere/gentil garçon. Toutefois, sans que l’on sache réellement pourquoi, cela attire le spectateur qui se prend au jeu d’un rythme qu’il connait déjà. On découvre alors des situations et des histoires moins banales et des personnages intéressants. L’évolution des relations se fait sans brusquerie et prend son temps, au risque d’installer une certaine monotonie ou impatience. Heureusement, l’humour est là pour raviver la flamme et installer une ambiance chaleureuse. La force de Toradora est de ne pas mettre en avant un genre bien particulier mais de faire coexister drame, amour, humour et amitié dans un ensemble cohérent. Cette maitrise du scénario et du rythme permet de réaliser des scènes poignantes servies par une mise en scène efficace sans trop de mièvrerie ou d’exagération. Les personnages arrivent à surprendre malgré leurs classicisme avoué, ils se révèlent complexes et surtout dotés d’ambitions et d’envies propres n’allant pas nécessairement dans la direction du duo principal. Il est également très agréable de voir que les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, ne soient pas délaissés tout le long de la série. Ainsi, on ressent une franche camaraderie durant toute la série qui ne s’essouffle pas une seconde. J’ai particulièrement apprécié la direction prise par la série dans sa fin qui nous laisse le souffle court jusqu’à la toute dernière seconde, une jolie prouesse de ne pas avoir cédé à la fin ouverte bateau et frustrante pour le spectateur.
La réalisation se place nettement dans le haut du panier de ce type de série. Elle n’impressionne pas mais reste constante, elle nous offre un chara-design de très bonne qualité et gère très bien les émotions des personnages. Mention spéciale au personnage de Taiga, qui à travers toute la série nous offre des versions d’elle aussi différentes que cohérentes. Les décors restent classiques, vu le cadre de la série, mais certains sont très plaisants notamment vers les évènements de la fin.
Toradora profite de doubleurs globalement expérimentés, on appréciera notamment la voix d’Alphonse Elric de Full Metal Alchemist pour Taiga (Kugimiya Rie) ou encore de Sawachika de School Rumble pour Minorin (Horie Yui). Les génériques collent parfaitement à la série, les openings sont animés tandis que les endings posent un rythme plus lent. Ce sont typiquement des génériques qui s’apprécient avec le temps en parallèle à la série. Les thèmes de la série se font plus discrets, mais on profite tout de même d’une jolie insert song.
Finalement, Toradora est une série qui part d’une base simple, voir trop classique, mais qui maitrise tellement bien son sujet qu’elle en fait une aventure originale et plaisante dont il est difficile de se défaire. La dimension humaine du scénario et la profondeur des relations et des personnages sont la véritable force de Toradora. Clairement ce que les histoires d’amour lycéennes à vocation universelle peuvent faire de mieux.
Merci à la team Zéro pour avoir proposé cette série.