C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.
C’est l’histoire d’une fille qui pleurait trop.
Akira rentre au prestigieux lycée pour filles Fujigaya, et rencontre dans le métro en ce premier jour de classe une autre lycéenne, et lui vient en aide... Fumi, elle, débute au lycée pour filles Matsuoka ; quand elle revoie pour la seconde fois Akira, elle reconnait celle qui l'a aidée le matin même, mais aussi et surtout une amie d'enfance qu'elle a perdu de vue depuis dix ans. Si elle ne se souvient plus précisément de certaines choses, un sentiment de familiarité renoue rapidement les deux amies, ce qui vient à point nommé pour soutenir la sensible Fumi, dont les amours particulières trouvent ce moment pour se contrarier... – source : Animeka –
Année de production : 2009
Studio : J.C Staff
Auteur : Shimura Takako
Durée : 11 épisodes de 25 minutes
Aoi Hana rentre sans s’en cacher dans la catégorie shojo-aï, genre ayant pour but de nous présenter des relations amoureuses entre jeunes filles dans une ambiance platonique et respectueuse, bien loin des fantasmes exercées par l’homosexualité féminine. Pour cela, la série nous offre un magnifique exemple de ce type de relations grâce à des qualités scénaristiques indéniables. Les personnages sont marqués et plaisants, secondaires ou principaux ils ont tous une utilité dont ne saurait se passer la série. Les relations amoureuses, évidemment au cœur de la série, se nouent et se dénouent tout en douceur et cohérence avec notre société actuelle et les révélations. On s’attache très rapidement à ces liens pas si prévisibles et dont l’appréciation n’est pas indiquée par le scénario. Le spectateur voit ses propres sentiments sollicités car les protagonistes sont foncièrement humains et ne peuvent être catégorisés, chacune de leurs réactions sont justifiées et plus ou moins appréciées selon les envies du spectateur. L’anime étant une adaptation d’un manga, les 11 épisodes se concentrent surtout sur le personnage de Yasuko, à la personnalité et au développement d’une cohérence et d’une tenue exemplaire. Voilà bien le seul défaut qu’on puisse trouver à Aoi Hana, ne pas traiter suffisamment de la relation principale tant celle avec Yasuko est omniprésente par sa qualité.
La réalisation graphique offre un rendu tout en douceur. Le chara-design aux lignes pures et courbes charme par son efficacité. Sans tout dévoiler du personnage, il offre des traits caractéristiques de leur personnalité. Les fratries sont étonnamment bien marquées. Les décors proposent des paysages réalistes alliés à une technique très apparente, offrant de jolis arrière-plans où la peinture ne se cache pas. Enfin, la mise en scène propose de jolis moments, ne poussant ni le drame ni la futilité, juste vraie.
L’ambiance sonore est discrète mais efficace. Les génériques sont de qualité, même si on aurait aimé un opening plus développé côté visuel. Les doubleuses sont convaincantes bien que d’expériences diverses. On notera Horie Yui (Hanekawa de Bakemonogatari ; Ayu de Kanon) pour Kyouko par exemple.
Finalement, Aoi Hana est une série qui marque par sa simplicité et son efficacité. Les personnages et le scénario sont maitrisés et la réalisation assez originale et de qualité pour être mémorable. Sans renouveler ou étonner, le divertissement et l’émotion sont bien là et on s’attache à ces personnages aux vies plus ou moins accidentées.
Merci à la team Némésis d'avoir proposé cette série.