C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.
C’est l’histoire de sentiments colorés.
Mato Kuroi rencontre pour la première fois l’intrigante Yomi Takanashi le jour de la rentrée des classes. Elle a flashé sur elle, et n’a qu’une idée en tête : devenir son amie. Cette attirance étant partagée, Yomi invite sa nouvelle camarade de classe chez elle. Alors que les deux jeunes filles se trouvent des points communs, une demoiselle en fauteuil roulant fait son apparition dans la chambre de Yomi. Il s’agit de Kagari Izuriha, son amie d’enfance, et celle-ci s’oppose farouchement à la nouvelle amitié qui naît entre les deux collégiennes. Mais au même moment, bien loin de ce monde paisible et coloré, dans un univers parallèle où règne le chaos, Mato et Yomi semblent se livrer un combat sans merci. – source : Animeka –
Année de production : 2012
Studio : Ordet
Auteur : Huke
Durée : 8 épisodes de 25 minutes
La critique de cette série comporte évidemment quelques comparaisons avec celle de l’OAV de la semaine dernière. Je conseillerai de plus de regarder l’OAV avant la série, cela ne gâchant en rien l’expérience. Au niveau du scénario, peu de choses changent par rapport à l’OAV au départ mais au fil des épisodes, on se rend compte que c’est vraiment une version « plus ». En effet, de nouveaux personnages prennent places et avec eux de nouvelles intrigues. Ces dernières tournent autour des mêmes thèmes que ceux de l’OAV mais y est rajouté une dimension glauque toute nouvelle et une nouvelle profondeur. Le lien entre les mondes est cette fois claire dès le début, les explications se font plus précises et toute est justifié. On regrettera toutefois quelques égarements et longueurs, mais rien d’handicapant vu le rythme de la série qui se découpe en uniquement 8 épisodes. Le rythme général fait belle place aux cliffhangers et aux révélations inattendues des plus appréciables. Tout le mystère tournant autour des deux mondes et des thèmes récurrents s’éclaire peu à peu jusqu’à un final concluant parfaitement l’intrigue.
La réalisation se devait d’être à la hauteur malgré un passage au format épisodique. Au niveau du chara-design, on remarque de légères modifications au niveau des personnages du monde « réel », l’appréciation en sera totalement subjective. Personnellement, je préfère le style plus fin de l’OAV, mais la multiplicité des personnages dans la série en fait un défaut bien minime. Au niveau des personnages combattants, une classe folle en dégage encore une fois. Le design 3D est maitrisé, ils sont de plus mis en valeur par des décors à la direction artistique exceptionnelle. Le contraste entre monde coloré et monde vide se fait moins sentir, mais cela au profit d’une ambiance plus fouillée et détaillée. Les scènes de bataille sont encore une fois dotées d’une animation exemplaire et d’un rythme mettant en valeur la classe des personnages.
L’ambiance sonore se dote encore une fois des musiques de Supercell et de leur voix digitalisée. Ces dernières rentrent bien dans cet univers étrange avec à leurs côtés des thèmes plus classiques pour les scènes du monde « réel ». Les doubleurs restent les mêmes que l’OAV et ont un peu plus l’occasion de montrer leurs capacités. Toutefois, les dialogues ne sont toujours pas l’essence de la série, et si leur prestation est tout ce qu’il y a de plus acceptable, aucune scène ne nous permet de juger de la qualité véritable de leur travail. Les génériques sont de bonnes qualités et reflètent bien la série, faisant la part belle au monde des combattants puis « réel ». Les musiques sont évidemment celles de Supercell, l’opening étant « Black Rock Shooter ».
Finalement, Black Rock Shooter est une excellente « suite » à l’OAV. Fouillant et explicitant plus l’univers et les personnages, la série pose un peu plus les bases de cet univers. Les qualités même de la série sont indéniables, faisant une place plus importante au monde des combattants qu’à la dimension slice of life de la série. A conseiller pour tous ceux ayant appréciés l’OAV.
La série est licenciée en France par Dybex.