C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.
C’est l’histoire d’un café où tous son égaux.
Dans un futur pas si lointain, les androïdes sont devenus d'usage normal, si bien que les humains les traitent comme des objets de tous les jours. Néanmoins, certaines personnes sont attirées par ces androïdes à cause de leur apparence humaine et c'est devenu un problème de société. Un jour, Rikuo, qui prenait les robots pour choses acquises, découvre que son androïde domestique, Sammi, agit bizarrement et trouve une phrase enregistrée dans son journal d'activités. Avec son ami Masaki, il décide alors de suivre Sammi et tombe sur un café inhabituel, où la première règle est de ne pas faire de différence entre humains et androïdes. – source : Animeka –
Années de production : 2008 – 2009
Studio : Studio Rikka
Auteur : Yoshiura Yasuhiro
Durée : 6 OAV de 15 minutes
Eve no Jikan nous présente une société maintes fois imaginées par les auteurs et nous propose une nouvelle interprétation des choses à travers un regard relativement optimiste. La série opte pour des petites histoires s’attardant autours des clients du café, révélateurs des problèmes soulevés par cette société et les évolutions de cette dernière. Ces personnages sont très rapidement attachants grâce à la chaleur qu’ils dégagent, qu’ils soient humains ou androïdes. Avec une grande simplicité, les histoires s’enchainent et les regards changent. De nombreuses questions se posent au spectateur sans jamais donner une réponse précise. On se demande l’intérêt de créer des machines nous ressemblant, l’utilité d’être assisté sans arrêt, la valeur d’une IA quand l’intelligence devient plus importante que l’artificiel. Le parallèle avec notre propre société est simple à faire, les lois d’Asimov sont les mêmes, et si l’idée d’androïde est agréable, on se demande ce qui ressort réellement de cette volonté et de l’intérêt de cette dernière. La série part au fil des épisodes vers un scénario un peu plus complexe avec une réelle intrigue. Le nombre réduit d’épisodes et leur durée interdit toutefois une véritable fin. C’est bien cela le défaut d’Eve no Jikan, on a envie d’en savoir plus, de connaitre la réponse aux questions en suspens et de voir comment cette société va évoluer entre racisme, acceptation et introspection. De plus, on souhaiterait en voir plus entre Rikuo et Sammy, leur relation n’évoluant au final que peu, l’attention étant majoritairement réservée à Rikuo.
La réalisation est d’une très bonne qualité. Certains plans et décors rappellent clairement la qualité d’un film, et certains effets de caméra donnent une véritable identité à la série. Le chara-design est agréable et réaliste, permettant une grande variété d’émotions et de situations. La qualité est constante et réussit à donner de très jolis moments grâce à une mise en scène et à un rythme maitrisé.
L’ambiance sonore est discrète mais est remarquable. En effet, les scènes d’introductions et de conclusions de chaque épisode se retiennent vraiment et donnent une identité sonore à la série. Les thèmes musicaux arrivent aux bons moments et donnent du relief sans trop en faire. Les doubleurs sont également bons, avec par exemple Fukuyama Jun pour Rikuo (Lelouch dans Code Geass ; Lawrence dans Spice and Wolf).
Finalement, Eve Jikan est une série qui se ressent plus qu’elle ne se vit. A cause d’un format préjudiciable, elle n’arrive pas à proposer une société véritablement fouillée et des personnages passionnants bien qu’attachants. Toutefois, la série arrive avec simplicité à proposer une réflexion grâce à des pistes intéressantes. De plus, la fin nous laisse espérer une suite ou un reboot, peut-être dans un meilleur format. Une série à commencer avec l’esprit ouvert pour apprécier une petite perle de douceur.
Série licenciée par Dybex.