C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.
C’est l’histoire d’une tragédie familiale au sein de l’immensité spatiale.
Dans un monde futuriste où la guerre fait rage entre l'Union et la Deague, Souko no Strain nous raconte l'histoire de l'orpheline Sara Werec. Alors que son unique frère Ralph rejoint le front, elle décide d'endurer le pire pour devenir, comme lui, membre des pilotes d'élite de l'Union : les Reasoners. Toujours sur les bancs de l'académie, Sara apprend à maîtriser son STRAIN, le robot futuriste attitré des Reasoners. Alors que Sara s'épanouit entourée de ses amis, l'horreur de la guerre vient soudain troubler sa paisible vie. – source : Animeka –
Années de production : 2006 – 2007
Studio : Studio Fantasia
Auteur : Burnett Frances Hodgson
Durée : 13 épisodes de 24 minutes
La qualité du scénario de Soukou no Strain suit deux lignes des plus différentes. En effet, si le fil rouge avec le personnage de Sara est intéressant et évolue à grands coups de révélations, l’univers qui accueille cette histoire est décevant. Sara est une héroïne tragique relativement classique mais qui reste fidèle à elle-même et à ses blessures pendant un bon moment, créant un personnage fort au potentiel dramatique réaliste. Les personnages autours d’elle sont classiques dans leur personnalité mais ne subsistent pas uniquement grâce à leurs relations avec Sara. Lotti notamment est un personnage intéressant à suivre en parallèle de cette dernière grâce à des réactions relativement classiques mais bien amenées et réalisées. Si les personnages sont agréables à suivre, c’est bien l’univers le point faible de Soukou no Strain. L’excuse d’une guerre tellement millénaire qu’elle fait partie de l’histoire de l’humanité est peu convaincante. De plus, les seuls personnages de Deague rencontrés transpirent le manichéisme avec des armements complètement déshumanisés et une ambiance sombre. Les motivations des deux camps ne sont pas expliqués une seule seconde et que la jeunesse humaine soit envoyée à l’abattoir depuis des siècles ne semble pas émouvoir une seule seconde la population. Si ce cadre est peu enthousiasmant, la série se rattrape sur un traitement intéressant de la dilatation du temps à cause de la vitesse lumière et la technologie utilisée par les STRAIN. L’histoire de Sara en elle-même est riche en révélations qui s’étalent harmonieusement sur les différents épisodes et offre une conclusion des plus respectables.
La réalisation joue entre 2D pour les scènes classiques et 3D pour les scènes de méchas. Ces derniers ont un design agréable et offrent des chorégraphies de combat où la vitesse prédomine. On regrette toutefois que cette rapidité ne laisse que peu de temps pour réellement profiter du mecha-design. Le chara-design est lui très classique si on excepte quelques personnages principaux comme Sara. Les décors sont très typés SF mais réussissent à certaines occasions de présenter des environnements originaux en marge du mur lisse blanc/gris.
L’ambiance sonore nous offre des thèmes classiques mais qui réussissent à se démarquer dans les situations d’action. Le choix des musiques est judicieux et arrive à porter la mise en scène avec succès. Les doubleurs correspondent bien aux personnages et nous proposent des voix connues comme Yukana (C.C de Code Geass ; Testarossa de Full Metal Panic) ou Kawasumi Ayako (Saber de Fate/Stay Night ; Nodame de Nodame Cantabile).
Finalement, Soukou no Strain est une série qui, malgré un univers peu convaincant, arrive à nous livrer des personnages attachants et tragiques. Le scénario se laisse suivre avec son lot de révélations et de moments d’émotion. Le mecha-design et les combats sont d’une très bonne qualité et livrent des combats impressionnants. Une série agréable mais à qui il manque une dimension épique pour réellement marquer le spectateur.
Merci à la Team requiem d'avoir proposé cette série.