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C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.

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Summer Wars

C’est l’histoire d’un été où le virtuel et le réel n’ont jamais été aussi proches.

 

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Bienvenue dans le monde d'OZ : la plate-forme communautaire universelle d'Internet. En se connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un téléphone, des millions d'avatars alimentent le plus grand réseau social en ligne pour une nouvelle vie, hors des limites de la réalité. Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques, effectue un job d'été au service de la maintenance d'OZ. À sa grande surprise, la jolie Natuski lui propose de l'accompagner à Nagano, sa ville natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du clan Jinnôchi. Il comprend bientôt que Natuski ne l'a invité que pour jouer le rôle du « futur fiancé » et faire bonne figure vis-à-vis de sa vénérable grand‑mère. Au même moment, un virus attaque OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire. Avec l'aide de Kenji, tout le clan Jinnôchi se lance alors dans une véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses habitants… - source : Animeka –


Année de production : 2009

Studio : Madhouse Production

Auteirs : Hosada Mamoru ; Kadokawa Shoten ; Madhouse Studios ; NTV

Durée : 1 film de 114 minutes

 

L’univers de Summer Wars est complètement contemporain excepté le super réseau d’OZ dont on ne connait nous que des simulacres encore en compétition. Ce réseau réunissant des systèmes administratifs, des plates-formes comme Facebook ou Amazon, des banques internationales, etc. est le cœur du scénario de Summer Wars mais n’en représente pas la quintessence. Pour créer un contraste saisissant, le film nous place dans un cadre réel on ne peut plus traditionnel, au sein d’une famille descendant d’un clan féodal et possédant une maison au cœur de la campagne. C’est là qu’on fait véritablement connaissance avec les personnages aussi nombreux que différents. Le personnage principal est typique mais attachant grâce aux liens qu’il tisse avec les différents membres de la famille, notamment la grand-mère, et surtout à ses réactions qui ne servent pas qu’à le mettre en avant tout au long du film. Tous les groupes de la famille sont traités équitablement, on apprend à les connaitre en suivant leurs opinions et leurs centres d’intérêts au sein de la période de crise du film. On regrette toutefois grandement que la relation entre Kenji et Natsuki soit aussi limitée alors qu’elle aurait pu être développée au détriment d’autres scènes dispensables comme les longues séquences de combat au sein d’OZ. Ces scènes, bien qu’elles en mettent plein la vue, sont relativement inutiles car sans réels suspenses. Tout au long du film, les séquences entre ces deux mondes se succèdent sans accrocs ou incompréhensions. Cette succession laisse entrapercevoir à quel point la frontière entre le réel et le virtuel est flou, le film y participant volontairement grâce à un OZ particulièrement mystérieux vu du spectateur. Toute la réflexion de Summer Wars se trouve en mettant en contraste les conflits existant au sein du réseau virtuel d’OZ représenté par le virus et ceux du réseau familial, représentés par Wabisuke, l’oncle de Natsuki. Sans réelles réponses, le film nous interroge sur notre propre situation entre entourage réel et virtuel sans en faire une vérité générale. Aux dimensions véritablement prophétiques concernant le futur du réseau Internet, Summer Wars émet ses bienfaits et ses risques sans partis pris. Ce thème et certains passages du film font d’ailleurs fortement penser au film Digimon du même réalisateur, avec un antagoniste et des retournements de situations quasi-identiques.

 

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La réalisation nous replonge dans le graphisme frais et épuré d’une Traversée du Temps ou du Digimon déjà mentionné. Toujours aussi agréable à suivre grâce à des animations de qualité et des émotions parfaitement retranscrites, la réalisation donne envie de plonger dans l’histoire. Le chara-design suit la volonté de personnages aux physiques réalistes sans exagérer leur personnalité ou leurs caractéristiques. Malgré le nombre de protagonistes, on les reconnait vite et aisément grâce à la qualité du travail. Enfin, le monde d’OZ en lui-même arrive à proposer une conception du monde virtuel relativement originale encore aujourd’hui grâce à une réalisation de qualité en 3D. Les avatars sont particulièrement bien travaillés et font bien ressortir les principaux traits de leurs propriétaires.

 

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Au niveau de l’ambiance sonore, les thèmes représentent bien le contraste entre le monde réel et OZ. Ils restent néanmoins discrets, mais notons la très belle musique du générique de fin. Au niveau des doublages, on apprécie la présence de Kamiki Ryunosuke pour Kenji qui a déjà joué dans Le Château Ambulant, Arriety ou encore Chihiro.

 

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Finalement, Summer Wars est un film qui va relativement vite et oublie de traiter certains sujets. Toutefois, il offre une réflexion certes classique mais intéressante grâce à une réalisation et des personnages maitrisés. S’il n’est pas inoubliable, il reste extrêmement agréable et est à voir pour ses jolis moments d’émotion et de cœur.

team kaze

Série licenciée par Kaze.

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