C'est l'histoire de... est un blog ayant pour but de critiquer des animes ou films issus de l'animation. Les critiques sont publiées tous les dimanche. Les vidéos de la semaine sont publiées tous les mercredi. N'hésitez pas à conseiller et critiquer à travers les commentaires.
C’est l’histoire d’une vie mise en pause.
Quon est un Attracter, c'est-à-dire qu'il possède des capacités spéciales lui permettant de se transformer en Bestia, étant lui-même le plus puissant : Insania. Son but, avec ses camarades possédant des capacités similaires, est de sauver tous les Attracters, dont les capacités ne se sont parfois pas encore éveillées. Toutefois, Custos est une organisation qui connaît l'existence de ces Bestias et tente ainsi de les capturer en utilisant des unités cyborgs très avancées, dont la nouvelle recrue : Epsilon. – source : Animeka –
Année de production : 2011
Studio : Bones
Auteurs : Iida Umanosuke ; Mori Takeshi
Durée : 6 films de 45 minutes
Towa no Quon est une série qui se suit pour ses scènes d’actions, ses révélations et ses quelques bonnes idées. En effet, le scénario est relativement convenu, avec un ton manichéen et un univers dont les grandes lignes ont déjà été exploitées. Les personnages ne nous livrent qu’un pan de leur personnalité et n’évoluent pas réellement. La narration réussit toutefois à faire comprendre au spectateur sans montrer le passé de la plupart des personnages, permettant d’échapper à l’énumération des drames. De plus, les pouvoirs sont relativement originaux même si au final, on aurait aimé en voir plus. Le personnage de Shin est intéressant, même si prévisible, et forme une bonne paire avec Quon, seul personnage vraiment fouillé de l’intrigue. Le fil rouge de l’anime réussit toutefois à surprendre grâce à des révélations qui font mouches. De plus, les combats sont pour la plupart réussis même si le pouvoir d’immortalité de Quon pousse un peu trop aux plans de boucherie.
La réalisation est un bon point de Quon. Le chara-design arrive à se détacher et les personnages principaux sont clairement originaux. De plus, les scènes de combat sont très dynamiques et offrent des effets vraiment beaux. Les pouvoirs sont bien imaginés et on sent réellement leur puissance et leur impact. Les derniers combats de la série font vibrer par leur intensité. Si la direction artistique n’est pas toujours inspirée, on note toutefois le design des cyborgs et d’Insania, avoisinant le sentai sans jamais y rentrer pour donner des combattants au charisme certain. Peut-être un petit air de Zetman, ce qui n’est en rien dommageable même s’il n’atteint pas l’excellence de ce dernier. Dommage toutefois que les cyborgs n’aient pas plus de différences les uns des autres.
L’ambiance sonore nous sert quelques jolis thèmes, surtout dans les scènes d’action. Le générique de fin est réellement sympathique et original, collant parfaitement avec l’image de l’anime. Les doubleurs sont dans l’ensemble expérimentés avec par exemple Kamiya Hiroshi pour Quon (Araragi des Monogatari ; Otonashi de Angel Beats !) ou Nazuka Kaori pour Tei (Nunally de Code Geass ; Tsukasa d’Amagami SS), etc.
Finalement, Towa no Quon est assurément un bon anime mais à qui il manque une véritable prise de risque ou des points d’excellence. S’il n’a pas de réels défauts, il n’a pas non plus de qualités indéniables. Toutefois, le scénario arrive à proposer des révélations sympathiques et les scènes de combats proposent un mélange entre pouvoirs et art martial des plus agréables. Un souvenir périssable mais plaisant.
Merci à la SeedTeam d'avoir proposé cette série.